Communication démocratique

Arbre à palabre (Catherine Seznec)

Perte de sens, pensée unique, défiances, ignorances, recherche du buzz, croyances et/ou idéologies qui nous séparent, bien-pensance, haines, impuissances, évitement des sujets qui fâchent, conflits stériles et violents…

Dans la communication comme plus généralement dans la société, des tentations sont à l’oeuvre qui nous empêchent (dans les médias, les entreprises, les territoires, les institutions…) de pouvoir véritablement dialoguer librement et démocratiquement dans le but d’interagir, d’avancer et de faire société ensemble en prenant en compte tous les points de vue.

La communication « corporate » traditionnelle, ou la communication numérique telle qu’elle existe aujourd’hui, ne suffisent plus pour pouvoir surmonter les obstacles à une communication qui nous rapproche, qui recrée de la confiance, des liens, de la liberté de penser, de l’esprit critique, du sens, de la connaissance de l’autre, de la participation, de la cohésion, du véritable débat démocratique, des confrontations constructives, des dynamiques collectives et transformatrices, des cadres de coopération féconds…

Aussi avons-nous désormais besoin d’apprendre à remettre en œuvre une véritable « communication démocratique », c’est-à-dire une communication qui nous permette de travailler à :

  • nous reconnecter à nous-mêmes, à nos intuitions, à nos vrais besoins et nos motivations profondes

  • nous relier aux autres, à nos collaborateurs, nos concitoyens, nos commanditaires, nos partenaires, notre hiérarchie, aux différentes parties prenantes de nos projets (sans pour autant nous mettre d’accord sur tout)

  • nous réconcilier avec la réalité devenue complexe, en nous confrontant les uns aux autres, chacun détenant une part de cette réalité de par son parcours et son expérience singulière

  • nous réconcilier avec notre capacité à entrer dans un conflit constructif pour pouvoir continuer à défendre ce qui nous est juste et vrai, et chercher ensemble de nouvelles solutions – notamment dans la presse, les médias et la communication – qui permettent de favoriser une société démocratique.

Avec mes compétences d’intervenant en Thérapie sociale TST supervisé

En tant que journaliste social, communicant d’entreprise et public de métier, j’ai été souvent confronté à ces besoins criants de communication démocratique : dans le cadre de la fusion entre grands groupes industriels, d’enquêtes sur les souffrances au travail (Courrier Cadres), de questionnements sur les relations patients/soignants (Ligue nationale contre le cancer), de projets de territoires, de la « Convergence citoyenne pour une transition énergétique » avec la rédaction difficile d’une charte qui fédère (Déclaration de Lézan, 2011), ou encore dans le cadre de mes fonctions de rédacteur-en-chef à la télévision (Canal J, France Télévisions).

Dès lors, ma formation à la Thérapie sociale TST de 2012 à 2016, avec son fondateur Charles Rojzman, m’a permis d’acquérir des compétences spécifiques et complémentaires, pour pouvoir accompagner des projets à l’intérieur d’un véritable processus démocratique sécurisé.

Un travail à l’intérieur de « cellules de rétablissement du conflit constructif »

Le sens d’une communication démocratique est de contribuer à recréer des espaces de dialogue conflictuel constructif qui nous permettent de surmonter par nos saines confrontations les malentendus, les préjugés, les peurs génératrices de blocages, de violences, les incompréhensions, les illusions, les rejets, les oppositions stériles, de pouvoir aborder les sujets qui fâchent et communiquer en intelligence collective pour pouvoir avancer, créer et (se) transformer ensemble, en prenant en compte chacun dans qui il est vraiment.

Les cellules de C, à l’intérieur desquelles les conditions du dialogue conflictuel constructif (pour pouvoir atteindre l’objectif atteignable du groupe en prenant en compte chacun) peuvent être rétablies par un travail de Thérapie sociale TST, peuvent alors se démultiplier, en permettant aux participants de gagner en capacités de créer eux-mêmes les conditions d’échanges libres, francs, féconds et transformateurs, en apprenant à combattre les tentations séparatrices et destructrices (totalitaires).

 

Applications directes

  • Animations de cellules de Communication démocratique dans des services, ou groupes-projets, en déficit de confiance et de communication conflictuelle constructive et transformatrice
  • Animation de débats contradictoires constructifs auprès de publics antagonistes ou hostiles les uns aux autres (tables-rondes, réunions publiques, émissions télé ou radio, concertations publiques…)
  • Interviews de collectifs en confrontation constructive
  • Inventions de supports de communication « inspirants », qui scénarisent et racontent les processus de conflits démocratiques et transformateurs (en rapportant notamment les dialogues conflictuels constructifs et réparateurs, l’évolution des ressentis des participants, les fraternisations, les actions collectives, créatives et transformatrices qui en ont découlé, etc.)
  • Formations à la Communication démocratique, qui permettent d’acquérir des compétences relationnelles, notamment pour développer soi-même des capacités à favoriser des conditions d’échanges démocratiques par l’acquisition d’outils d’observance de soi, du groupe, de ses sentiments bloquants pour pouvoir les dépasser, etc.
  • Outils numériques de Communication démocratique, qui permettront de recréer de la confiance (dans le cadre d’espaces confidentiels et de « rencontres improbables »), des confrontations fructueuses, une capacité des participants à véritablement coopérer.

Projets en cours

  • Interviews croisées « improbables » dans la presse et à la radio
  • Pince-oreille : projet de web-radio pour les malades du cancer
  • Cours à l’Université Clermont-Auvergne dans le Master communication et démocratie participative (rentrées 2017 et 2018)
  • Dispositifs spécifiques et inédits de concertation publique (en collaboration avec des agences parisiennes de communication publique)
  • Projet de créer la première agence de communication démocratique

 

A lire

L’interview de Charles Rojzman, fondateur de la Thérapie sociale TST, dans Psychologies Magazine (mars 2018) : « Il y a urgence à aborder les sujets qui fâchent »