Communication réconciliatrice

Dans des cellules de rétablissement du dialogue par un travail de thérapie sociale

Arbre à palabre (Catherine Seznec)

Perte de sens, défiances, ignorances, démotivations, croyances et/ou idéologies qui nous séparent, discours politiquement correct, impuissances face aux violences institutionnelles, évitement des sujets qui fâchent, consensus mous, conflits stériles et violents… Dans la communication comme plus généralement dans la société, des tentations sont à l’oeuvre qui nous empêchent (dans les médias, les entreprises, les territoires, les institutions…) de pouvoir véritablement dialoguer dans le but d’interagir, d’avancer et de créer ensemble.

La communication « corporate » traditionnelle, ou la communication numérique telle qu’elle existe aujourd’hui, ne suffisent souvent plus pour pouvoir surmonter les obstacles à une communication qui nous rapproche, qui recrée de la confiance, des liens, de la participation, de la cohésion, du débat conflictuel constructif, des confrontations créatives, des dynamiques collectives et transformatrices, des cadres de coopération féconds.

Aussi avons-nous désormais besoin d’apprendre à mettre en œuvre une véritable « communication réconciliatrice » (CR), c’est-à-dire une communication qui nous permette de travailler à :

  • nous réconcilier avec nous-mêmes, avec nos intuitions, avec nos vrais besoins et nos motivations profondes

  • nous réconcilier avec les autres, avec nos collaborateurs, nos concitoyens, nos commanditaires, nos partenaires, notre hiérarchie, les différentes parties prenantes de nos projets (sans pour autant nous mettre d’accord sur tout)

  • nous réconcilier avec la réalité devenue complexe, en nous confrontant les uns aux autres, chacun détenant une part de cette réalité de par son parcours et son expérience singulière

  • nous réconcilier avec notre capacité à entrer dans un conflit constructif pour pouvoir continuer à défendre ce qui nous est juste et vrai, et combattre les violences, les haines et les illusions.

Avec mes compétences d’intervenant en Thérapie sociale TST supervisé

En tant que journaliste social, communicant d’entreprise et public de métier, j’ai été souvent confronté à ces besoins criants de réconciliation : dans le cadre de la fusion entre grands groupes industriels, d’enquêtes sur les risques psycho-sociaux (Courrier Cadres), de questionnements sur les relations patients/soignants (Ligue nationale contre le cancer), de promotion de projets de territoires auprès d’élus et de la population, de la « Convergence citoyenne pour une transition énergétique » avec la rédaction difficile d’une charte qui fédère (Déclaration de Lézan, 2011), ou encore dans le cadre de mes fonctions de rédacteur-en-chef à la télévision (Canal J, France Télévisions).

Dès lors, ma formation à la Thérapie sociale TST de 2012 à 2016, avec son fondateur Charles Rojzman, m’a permis d’acquérir des compétences spécifiques et complémentaires, pour pouvoir accompagner des projets à l’intérieur d’un véritable processus de réconciliation avec nous-mêmes, les autres et la réalité, processus que j’ai appris à encadrer, initier et sécuriser.

Un travail à l’intérieur de « cellules de rétablissement du dialogue conflictuel constructif »

Le sens de la communication réconciliatrice (CR) est donc de contribuer à recréer des espaces de dialogue conflictuel constructif qui nous permettent de surmonter par nos saines confrontations les malentendus, les préjugés, les peurs génératrices de violences, les incompréhensions, les illusions, les blocages, les rejets, les oppositions stériles, de pouvoir aborder les sujets qui fâchent et communiquer en intelligence collective pour pouvoir avancer, créer et (se) transformer ensemble, en prenant en compte chacun dans qui il est vraiment.

Les cellules de CR, à l’intérieur desquelles les conditions du dialogue conflictuel constructif (pour pouvoir atteindre l’objectif atteignable du groupe en prenant en compte chacun) peuvent être rétablies par un travail de Thérapie sociale TST, peuvent alors se démultiplier, en permettant aux participants de gagner en capacités de créer eux-mêmes les conditions d’échanges francs, féconds et transformateurs, en apprenant à combattre les tentations séparatrices et destructrices.

 

Applications directes

  • Animations de cellules de CR dans des services, ou groupes-projets, en déficit de confiance et de communication conflictuelle constructive et transformatrice
  • Animation de débats contradictoires constructifs (tables-rondes, réunions publiques, émissions télé ou radio, concertations publiques…)
  • Interviews de collectifs en confrontation constructive
  • Supports de communication « inspirants », qui scénarisent et racontent les processus de conflits réconciliateurs et transformateurs (en rapportant notamment les dialogues conflictuels réparateurs, l’évolution des ressentis des participants, les fraternisations, les actions collectives, créatives et transformatrices qui en ont découlé, etc.)
  • Formations à la CR, qui permettent d’acquérir des compétences relationnelles, notamment pour développer soi-même des capacités à favoriser des conditions de coopération en intelligence collective par l’acquisition d’outils d’observance de soi, du groupe, de ses sentiments bloquants pour pouvoir les dépasser, etc.
  • Outils numériques de CR, qui permettent de recréer de la confiance (dans le cadre d’espaces confidentiels et de « rencontres improbables »), des confrontations fructueuses, une capacité des participants à véritablement coopérer.

Projets en cours

  • Interviews croisées « improbables » dans la presse et à la radio
  • Pince-oreille : projet de web-radio pour les malades du cancer
  • Cours à l’Université Clermont-Auvergne dans le Master communication et démocratie participative (rentrées 2017 et 2018)
  • Dispositifs spécifiques et inédits de concertation publique (en collaboration avec des agences parisiennes de communication publique)
  • Projet de créer la première agence de communication réconciliatrice

 

A lire

L’interview de Charles Rojzman, fondateur de la Thérapie sociale TST, dans Psychologies Magazine (mars 2018) : « Il y a urgence à aborder les sujets qui fâchent »