Communication démocratique

Arbre à palabre (Catherine Seznec)

En tant que journaliste social, communicant d’entreprise et public de métier, j’ai été souvent confronté à ces besoins criants de communication démocratique : dans le cadre de la fusion entre grands groupes industriels, d’enquêtes sur les souffrances au travail (Courrier Cadres), de questionnements sur les relations patients/soignants (Ligue nationale contre le cancer), de projets de territoires, de la « Convergence citoyenne pour une transition énergétique » avec la rédaction compliquée d’une charte qui fédère (Déclaration de Lézan, 2011), ou encore dans le cadre de mes fonctions de rédacteur-en-chef à la télévision (Canal J, France Télévisions).

Dès lors, ma formation à la Thérapie sociale TST de 2012 à 2016, avec son fondateur Charles Rojzman, m’a permis d’acquérir des compétences spécifiques et complémentaires, pour pouvoir accompagner des projets à l’intérieur d’un véritable processus démocratique sécurisé.

 

Un travail à l’intérieur de « cellules de rétablissement du conflit constructif »

Le sens d’une communication démocratique est de contribuer à recréer des espaces de dialogue conflictuel constructif qui nous permettent de surmonter par nos saines confrontations les malentendus, les préjugés, les illusions, les peurs génératrices de blocages, de violences, les incompréhensions, les propagandes, les rejets, les oppositions stériles, les diabolisations, de pouvoir aborder les sujets qui fâchent et communiquer en intelligence collective pour pouvoir mieux voir la réalité, mieux composer avec, en prenant en compte chacun dans qui il est vraiment.

Enfin, par ce travail, il devient alors possible de produire de l’intelligence commune, qui dépasse les habituelles expressions d’opinions individuels, de créer de la parole collective concertée, dans laquelle chacun et tout le monde se retrouvent, jusqu’à pouvoir l’exprimer publiquement en confiance.

Applications directes

  • Animations de cellules dans des services, ou groupes-projets, en déficit de confiance et de communication conflictuelle constructive et transformatrice
  • Animation de débats contradictoires constructifs auprès de publics antagonistes ou hostiles les uns aux autres (tables-rondes, réunions publiques, émissions télé ou radio, concertations publiques…)
  • Interviews de collectifs en confrontation constructive
  • Co-construction d’une parole collective, et expression et diffusion collective de cette parole
  • Inventions de supports de communication « inspirants », qui scénarisent et racontent les processus de conflits démocratiques et transformateurs (en rapportant notamment les dialogues conflictuels constructifs et réparateurs, l’évolution des ressentis des participants, les fraternisations, les actions collectives, créatives et transformatrices qui en ont découlé, etc.)
  • Formations à la Communication démocratique, qui permettent d’acquérir des compétences relationnelles, notamment pour développer soi-même des capacités à favoriser des conditions de confrontations et d’expressions démocratiques par l’acquisition d’outils d’observance de soi, du groupe, de ses sentiments bloquants pour pouvoir les dépasser, etc.

Projets en cours

  • Interviews croisées « improbables » dans la presse et à la radio
  • Pince-oreille : projet de web-radio pour les malades du cancer
  • Cours à l’Université Clermont-Auvergne dans le Master communication et démocratie participative (rentrées 2017 et 2018)
  • Dispositifs spécifiques et inédits de concertation publique (en collaboration avec des agences parisiennes de communication publique)
  • Récolte et diffusion de paroles collectives et populaires (via des articles notamment)

A lire

L’interview de Charles Rojzman, fondateur de la Thérapie sociale TST, dans Psychologies Magazine (mars 2018) : « Il y a urgence à aborder les sujets qui fâchent »