Les cercles de réconciliation

Pour permettre une véritable réconciliation des Français, dans nos territoires, nos quartiers, nos entreprises, nos familles, nous avons besoin de pouvoir soigner nos relations et reconstruire l’avenir ensemble dans des cercles protégés.

Face aux crises* qui nous secouent et qui génèrent d’innombrables blocages, séparations et souffrances, les cercles de réconciliation ont pour but de recréer des environnements propices à retisser nos liens et à mener ensemble nos nécessaires chantiers de transformations.

Partout nous avons besoin de nous rencontrer, en permettant que puissent interagir fructueusement nos différents points de vue, nos différentes sensibilités et expériences, autour de problématiques communes, comme le bien vivre ensemble, le développement local et durable, le travail, l’éducation, la santé, la transition écologique, etc.

Notre premier besoin : nous réunir avec notre diversité dans des cercles sécurisés 

camenbert facebookNous avons besoin de tous : afin de cerner au mieux la réalité des problèmes complexes que nous traversons, et en explorer ensemble des solutions en intelligence collective, il est nécessaire que nous puissions nous rencontrer et nous confronter avec nos différences. Nous devons faire émerger une nouvelle démocratie qui permette à chacun de pouvoir faire valoir ses propres besoins et motivations et trouver sa place dans la société (cf. Charles Rojzman).

Mais comment faire, alors que les cloisonnements et la défiance n’ont jamais été aussi grands dans la population ?

Des cercles conçus pour rétablir au préalable la confiance et la fraternité

Le but de ces cercles est d’organiser en leur sein des rencontres et confrontations nécessaires pour pouvoir régénérer – voire soigner – nos corps sociaux et permettre, localement, toutes ses co-transformations.

Leur fonction est de générer des « groupes de dialogues » ou des « cercles de co-réflexion et/ou de co-reconstruction », chaque groupe ayant un objectif bien déterminé, à la fois ambitieux, réaliste et atteignable, rassemblant des participants issus des diverses composantes socio-culturelles du territoire ou du quartier : un « écosystème » de personnes choisi en fonction de l’objectif, sans que ce soient forcément les « acteurs » habituels.

Mais dans l’état actuel de crises sociales, ces cercles devront nécessairement être animés par des personnes spécifiquement formées et compétentes** pour créer les conditions de sécurité suffisantes pour pouvoir traverser progressivement ce qui nous empêche :

– d’être en confiance pour être nous-mêmes et entrer en relation authentique avec les autres

– de pouvoir faire valoir nos vrais besoins et nos vraies motivations

– d’être fraternels et solidaires

– de vivre des dialogues conflictuels constructifs, nécessaires pour réconcilier nos différents points de vue sur la réalité des problèmes

– de coopérer pour pouvoir nous transformer ensemble

– de revivifier la démocratie et de permettre l’implication de tous.

Cercles après cercles

La réconciliation n’est pas magique. Elle ne peut venir uniquement « d’en haut », quand bien même le chef suprême aurait un talent particulièrement conciliant. La réconciliation nationale doit au contraire passer par une réconciliation avec la réalité, avec les autres, ainsi qu’avec nous-mêmes. Elle aura un sens : celui de recréer des forces collectives constructives et démocratiques capables de combattre les forces collectives destructives et idéologiques actuellement à l’oeuvre dans la société (islamisme, libéralisme débridé, société de consommation, autoritarisme, etc.). Elle ne pourra se faire que cercles après cercles.

 

Mes projets qui démarrent

  • Association la Brigade des Mères (cercles avec les parents, les éducateurs, les jeunes)
  • Conseils citoyens dans les quartiers prioritaires (avec l’association Empreintes citoyennes)
  • Cercle d’étudiants en Master Communication et démocratie participative (Université Clermont-Auvergne)

 

 

*Les quatre grandes crises selon Charles Rojzman, fondateur de la Thérapie Sociale : la crise du lien, la crise de l’autorité, la crise du travail et la crise du sens.

**C’est le cas des intervenants en Thérapie Sociale TST

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