Spécificités

En tant qu’intervenant en Thérapie Sociale, ma spécificité est de créer dans un groupe les conditions qui vont permettre aux participants de soigner leurs difficultés à être reliés à eux-mêmes et aux autres, et à se confronter véritablement pour pouvoir répondre ensemble et intelligemment à leurs préoccupations communes.
Dans un cadre sécurisant et à travers un processus spécifique, ils vont pouvoir :
– être davantage eux-mêmes, s’apprécier tels qu’ils sont avec leurs peurs et leurs ressentiments, construire la confiance et l’estime nécessaires pour pouvoir parler plus librement d’eux-mêmes, de ce qu’ils ont sur le coeur, avec les autres, avec authenticité
– mieux s’écouter et écouter les autres, mieux se comprendre (eux-mêmes et les autres) mieux s’impliquer à partir de leurs propres besoins et motivations, mieux faire circuler l’information
– réellement confronter leurs différents avis et points de vue, et se forger ensemble une vision plus juste de la réalité de ce qu’ils vivent
– Sortir des violences (blocages, impasses, séparations, abandons…) par un conflit démocratique, débattre, réfléchir ensemble, transformer les clivages et les antagonismes, et ainsi avancer ensemble, être à nouveau capables de co-construire des réponses communes.

 

 Quelques spécificités de mes interventions* :


– Réunir des personnes ayant des vécus et des sensibilités les plus divers possible. 
« Opposer des points de vue différents permet de dégager ensemble une vision plus globale et plus complexe de la réalité » (Charles Rojzman, fondateur de la Thérapie Sociale), et ainsi, dès lors que les conditions sont créées, de mieux répondre ensemble à leurs problématiques souvent complexes.

– Partir d’un objectif atteignable puis le contractualiser ensemble en harmonisant les motivations (voir ci-dessous).

– Traverser les obstacles. En fonction de l’objectif, dans un cadre d’accompagnement et un processus spécifiques, les protagonistes vont pouvoir traverser ce qui les empêche d’être eux-mêmes, les plus sincères et authentiques possible, de se dire sur ce qu’ils ont sur le coeur, de répondre à leurs vrais besoins, de déployer leurs histoires, de retrouver de la confiance et de l’empathie envers eux-mêmes et envers les autres, de se reconnecter à leurs bonnes énergies, de former un véritable groupe co-réflexif, co-créatif, régénérateur de liens.

– Entrer dans les conditions du conflit créatif, démocratique, constructif et transformatif. Dans ce cadre empathique, l’information va pouvoir mieux circuler, les participants vont pouvoir s’expliquer véritablement, confronter leurs désaccords, faire vivre le conflit démocratique, réparateur et constructif, pour engendrer ensemble des visions transformées et plus justes de la réalité de ce qu’ils vivent, prendre leurs responsabilités, et trouver ensemble une réponse à leur problème commun.

– En récolter et restituer les fruits. Des fruits de ce processus de réflexion, d’intelligence et de créativité collectives peuvent alors être récoltés et restitués sous forme d’expression ou oeuvre collective.

*Mes interventions sont garanties par un savoir-être et un savoir-faire travaillés dans le cadre de ma formation puis de ma supervision en Thérapie Sociale TST

De l’importance de créer les conditions de la confiance et d’intégrer les besoins et les motivations de chacun

– Se faire confiance. Installer la confiance est indispensable pour être entendu, pour s’écouter, pour écouter vraiment les autres, pour dire vraiment qui nous sommes et ce que nous pensons au risque d’agacer, pour accéder à notre empathie, dire et entendre nos vraies préoccupations, prendre sa place dans les échanges, le dialogue, le conflit, accepter de se perdre, d’errer, de chercher avec les autres sans trouver tout de suite, faire circuler la parole, lâcher prise, pénétrer dans l’inconnu, l’incertain, l’inattendu, l’imparfait, le mouvant, le changeant, la complexité, la création, la vie.

– Si on ne se fait pas confiance ? On ne s’écoute pas vraiment, on cherche à imposer ses propres idées, on chosifie l’autre, on ne tient pas compte de ses préoccupations ou de ses besoins, on cherche à passer en force (en usant de violences plus ou moins subtiles), on élude la discussion, le dialogue, le questionnement, les écueils, les conflits, on s’accroche au connu, au plus court chemin, à ses propres croyances, à ce qu’on sait déjà, aux solutions toutes prêtes, figées, auxquelles les autres ne croient plus. Cela empêche la vraie nouveauté, la créativité, la transformation.

– Intégrer les motivations de chacun.  Pour que tout le monde dialogue, il faut faire en sorte que les besoins réels de chacun soient entendus ou entendables, y compris et surtout ceux qui se cachent derrière les peurs, propres à la sensibilité de chacun, à son histoire singulière, à sa vision du monde. Prendre conscience de ce qui nous anime, de ce qu’on veut faire de sa vie, de ce qui nous donne du plaisir, de ce qui fait sens pour nous. Entendre et accueillir ce qui anime l’autre, les autres, ce qui fait sens pour eux. Et alors s’intégrer, se mettre en mouvement avec les autres, confronter et harmoniser ses motivations, ses expériences, ses compétences, ses énergies, se mettre dans la dynamique collective et se transformer ensemble dans la même direction car nous avons tous à y gagner.

– Si les motivations propres ne sont pas prises en compte ? On ne se livre pas vraiment, on attend que ça se passe, on fait semblant, on ne connaît pas ses besoins réels, on les refoule. Le leader « qui sait tout » nous agace. On veut bien participer aux échanges mais au fond on s’en désintéresse, on s’en détache, on abandonne. Le leader doit alors tout porter sur ses épaules, et il n’a d’autre choix que de proposer le plus petit dénominateur commun, qui ne froissera personne, mais qui fera illusion. Cela empêche de créer un véritable groupe de dialogue, et de (s’)accomplir et se transformer vraiment ensemble.