Pour une régénération sociale

Des cellules d’intervention en Thérapie Sociale

Pour permettre au pays et ses habitants de se régénérer vraiment, c’est-à-dire de pouvoir faire corps et (re)construire démocratiquement et durablement l’avenir ensemble, dans les territoires, les quartiers, les collectivités, les entreprises, les institutions, nous avons besoin de pouvoir rétablir nos relations et nos coopérations. Dans notre époque en crises, cela ne peut se faire que dans le cadre d’espaces protégés, telles les cellules d’intervention en Thérapie Sociale.

Face aux crises* qui nous secouent et qui génèrent d’innombrables blocages, séparations, abandons, souffrances et violences, les cellules de régénération sociale visent à recréer des environnements propices pour pouvoir reconstruire durablement nos liens et mener ensemble nos nécessaires combats et chantiers de transformations et de transitions.

Partout nous avons besoin de nous rencontrer, en permettant que puissent interagir fructueusement nos différents points de vue, visions, sensibilités et expériences, autour de problématiques communes, comme le combat pour défendre la République, la fraternité, le travail, l’éducation, la santé, la culture, une économie de proximité durable, une transition écologique, etc.

Notre premier besoin : nous réunir sur le terrain avec notre diversité dans des espaces sécurisés 

camenbert facebookNous avons besoin de tous : afin de cerner au mieux la réalité des problèmes complexes auxquels nous sommes confrontés, et en explorer ensemble des solutions concrètes en intelligence collective, il est nécessaire que nous puissions nous rencontrer à nouveau sur le terrain entre citoyens et nous confronter avec nos différences. Nous avons besoin de faire émerger une nouvelle démocratie qui permette à chacun de pouvoir faire valoir ses propres besoins et motivations et trouver sa place sur son territoire et dans la société (cf. Charles Rojzman).

Mais comment faire, alors que les cloisonnements et la défiance n’ont jamais été aussi grands dans la population ?

Des cellules conçues pour rétablir au préalable la confiance et la fraternité

Le but de ces cellules d’intervention en Thérapie Sociale est d’organiser en leur sein les rencontres et confrontations nécessaires pour pouvoir régénérer – voire soigner – nos corps sociaux et permettre, localement et démocratiquement, toutes ses co-transformations.

Leur fonction est de développer les possibilités de réels dialogues, co-réflexions, coopérations, (re)constructions et transformations collectives, chaque cellule ayant un objectif bien déterminé, à la fois ambitieux, réaliste et atteignable, rassemblant des participants issus des diverses composantes socio-culturelles du territoire, du quartier ou de l’institution : un « écosystème » de personnes choisi en fonction de l’objectif, sans que ce soient forcément les « acteurs » habituels.

Mais dans l’état actuel de crises sociales, ces cellules devront nécessairement être encadrées par des personnes spécifiquement formées et compétentes** pour pouvoir permettre la traversée progressive de tout ce qui fait obstacle aux conditions de la coopération :

– être en confiance pour être nous-mêmes et entrer en relation vraie et créative avec les autres

– pouvoir faire valoir et prendre en compte nos vrais besoins et nos vraies motivations

– fraterniser et créer les conditions de l’empathie et d’une solidarité

– dialoguer de façons conflictuelle ET constructive : une nécessité pour pouvoir sortir des préjugés et illusions, réconcilier nos différents visions du monde et mieux voir la réalité des problèmes

– permettre à toutes les informations de circuler, coopérer en intelligence collective pour pouvoir nous transformer ensemble

– revivifier la démocratie en permettant à chacun de prendre sa place.

Une régénération qui passe par une réconciliation

La réconciliation n’est pas magique. Elle ne peut venir uniquement « d’en haut », quand bien même le chef suprême aurait un talent particulièrement « conciliant ». La réconciliation nationale doit au contraire passer par une réconciliation avec la réalité, avec les autres, ainsi qu’avec nous-mêmes. Elle aura un sens : celui de recréer des forces collectives constructives et démocratiques capables de combattre les forces collectives destructrices et idéologiques actuellement à l’oeuvre dans la société (replis religieux et communautaire, libéralisme débridé, marchandisation du monde, autoritarisme, dogmatismes, séparatismes, etc.). Elle ne pourra se faire que cellules après cellules.

Projets en cours

  • Animation de cellules de dialogue et de coopération avec des parents, femmes, éducateurs, jeunes de quartiers…, avec l’association La Brigade des Mères et l’Institut Charles Rojzman (prévenir la radicalisation)
  • Formation à la coopération citoyenne, avec l’association Empreintes Citoyennes
  • Formation-recherche sur la démocratie participative, avec les étudiants en Master Communication et Démocratie Participative de l’Université Clermont-Auvergne. Rentrée 2017.

 

 

*Les quatre grandes crises selon Charles Rojzman, fondateur de la Thérapie Sociale : la crise du lien, la crise de l’autorité, la crise du travail et la crise du sens.

**C’est le cas des intervenants en Thérapie Sociale TST

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