Cellules de régénération sociale

Pour permettre au pays et ses habitants de se régénérer vraiment, c’est-à-dire de (re)construire durablement l’avenir ensemble, dans les territoires, les quartiers, les collectivités, les institutions, nous avons besoin de pouvoir rétablir nos relations et nos coopérations. Dans notre époque en crises, cela ne peut se faire que dans des cercles protégés, telles les cellules de régénération sociale qui me sont directement inspirées par ma formation à la Thérapie Sociale fondée par Charles Rojzman.

Face aux crises* qui nous secouent et qui génèrent d’innombrables blocages, séparations, abandons, souffrances et violences, les cellules de régénération sociale visent à recréer des environnements propices pour pouvoir reconstruire durablement nos liens et à mener ensemble nos nécessaires chantiers de transformations et de transitions.

Partout nous avons besoin de nous rencontrer, en permettant que puissent interagir fructueusement nos différents points de vue, visions, sensibilités et expériences, autour de problématiques communes, comme le bien vivre ensemble, l’économie de proximité et durable, le travail, l’éducation, la santé, la culture, la transition écologique, etc.

Notre premier besoin : nous réunir avec notre diversité dans des cercles sécurisés et relocalisés 

camenbert facebookNous avons besoin de tous : afin de cerner au mieux la réalité des problèmes complexes que nous traversons, et en explorer ensemble et localement des solutions en intelligence collective, il est nécessaire que nous puissions nous rencontrer à nouveau entre habitants et nous confronter avec nos différences. Nous devons faire émerger une nouvelle démocratie qui permette à chacun de pouvoir faire valoir ses propres besoins et motivations et trouver sa place dans la société (cf. Charles Rojzman).

Mais comment faire, alors que les cloisonnements et la défiance n’ont jamais été aussi grands dans la population ?

Des cellules conçues pour rétablir au préalable la confiance et la fraternité

Le but de ces cellules est d’organiser en leur sein des rencontres et confrontations nécessaires pour pouvoir régénérer – voire soigner – nos corps sociaux et permettre, localement, toutes ses co-transformations.

Leur fonction est de générer des possibilités de réels dialogues, co-réflexions, coopérations et/ou co-(re)constructions, chaque cellule ayant un objectif bien déterminé, à la fois ambitieux, réaliste et atteignable, rassemblant des participants issus des diverses composantes socio-culturelles du territoire ou du quartier : un « écosystème » de personnes choisi en fonction de l’objectif, sans que ce soient forcément les « acteurs » habituels.

Mais dans l’état actuel de crises sociales, ces cellules devront nécessairement être animées par des personnes spécifiquement formées et compétentes** pour pouvoir traverser progressivement ce qui nous empêche :

– d’être en confiance pour être nous-mêmes et entrer en relation authentique et créative avec les autres

– de pouvoir faire valoir et prendre en compte nos vrais besoins et nos vraies motivations

– de fraterniser et de créer les conditions de la solidarité

– de dialoguer de façons conflictuelle et constructive : une nécessité pour réconcilier nos différents visions du monde et de la réalité des problèmes

– de coopérer en intelligence collective pour pouvoir nous transformer ensemble

– de revivifier la démocratie en permettant à chacun de prendre sa place.

Une régénération qui passe par une réconciliation

La réconciliation n’est pas magique. Elle ne peut venir uniquement « d’en haut », quand bien même le chef suprême aurait un talent particulièrement « conciliant ». La réconciliation nationale doit au contraire passer par une réconciliation avec la réalité, avec les autres, ainsi qu’avec nous-mêmes. Elle aura un sens : celui de recréer des forces collectives constructives et démocratiques capables de combattre les forces collectives destructives et idéologiques actuellement à l’oeuvre dans la société (islamisme, libéralisme débridé, société de consommation, autoritarisme, etc.). Elle ne pourra se faire que cellules après cellules.

Les Cellules de régénération sociale est une application directe, dans le champ de la démocratie locale, de ce que j’ai appris en Thérapie Sociale TST fondée par Charles Rojzman, et de mes expériences personnelles de journaliste et communicant, notamment en communication publique et démocratie participative.

 

Projets en cours

  • Animation de cellules de dialogue et de coopération avec des parents, des éducateurs, des jeunes de quartiers, avec l’association La Brigade des Mères et l’Institut Charles Rojzman
  • Formation à la coopération citoyenne, avec l’association Empreintes Citoyennes
  • Formation-recherche sur la démocratie participative, avec les étudiants en Master Communication et Démocratie Participative de l’Université Clermont-Auvergne.

 

 

*Les quatre grandes crises selon Charles Rojzman, fondateur de la Thérapie Sociale : la crise du lien, la crise de l’autorité, la crise du travail et la crise du sens.

**C’est le cas des intervenants en Thérapie Sociale TST

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