Communicant social !

Comme Monsieur Jourdain avec sa prose, j’ai longtemps fait de la « communication sociale » sans le savoir (voir Parcours)… avant de devenir, à partir de fin 2015, « intervenant en Thérapie Sociale ».

La communication sociale

Selon la définition du Dictionnaire suisse de politique sociale (extraits) : « L’aspect fondamental de la communication sociale est qu’elle met en jeu une interaction entre les différentes composantes de la société. Il s’agit essentiellement d’une communication éducative, d’une communication au service du développement durable ou d’une communication dite publique et politique. Elle vise des objectifs d’intérêt général tels que la sécurité, la réduction des inégalités, la sensibilisation citoyenne, le renforcement des liens sociaux de proximité, la lutte contre les différentes formes d’exclusion, l’expression libre et la participation de tous les citoyens à la vie commune. Parce qu’elle implique de toucher concrètement le public et d’obtenir une réaction qui pourra aboutir à une remise en question profonde, ce type de communication est particulièrement ouvert à des modes plus directs et participatifs. »

 

La communication intégratrice

Telle que l’a définie Nicole Giroux, professeur agrégée en communication à l’Université de Montréal, « la communication intégratrice est comprise dans son sens premier « d’unir ensemble » (cum unicare). Elle est décrite comme une interaction, c’est-à-dire un dialogue, une relation entre sujets créateurs de sens (…). Elle est alors sociabilité et socialisation. C’est pourquoi dans cette approche, on valorise la communication orale, dans des échanges de face à face (…) et on recommande de développer la capacité d’écoute et une attitude d’ouverture et de confiance. » (Revue Communication & organisation, 1994).

Sur ce sujet, voir aussi les articles de mon blog :

 

La Thérapie Sociale TST : son apprentissage me permet de proposer une communication sociale et intégratrice là où les liens se distendent dans un monde en crises

De 2012 à 2015, j’ai suivi les deux premiers cycles de formation à cette nouvelle pratique d’intervention avec son fondateur le sociothérapeute et philosophe français Charles Rojzman, qui la développe depuis une vingtaine d’années.

 « La Thérapie Sociale TST (Transformative Social Therapy) est une approche transdisciplinaire qui a pour vocation de comprendre et de surmonter les obstacles personnels et collectifs à la coopération et à l’intelligence collective. Favoriser la coopération passe par la réhabilitation des conflits qui sont indispensables dans un monde d’une grande complexité et toujours plus divers. Enfin, elle ne peut être réduite ni à une méthode de communication, ni à une démarche de psychothérapie, ni à une branche de la psychologie clinique ou de la psychosociologie ». Source : Institut Charles Rojzman.

Pour en savoir + : la présentation de la Thérapie Sociale sur le site de l’ICR.

« A la haine et à la méfiance, la méthode de Thérapie Sociale TST oppose le dialogue et la responsabilité personnelle, et recrée les conditions d’une démocratie vivante ». Psychologies magazine

« La Thérapie Sociale TST propose d’apprendre à se parler, à s’écouter, à coopérer. Avec un enjeu clairement politique : changer les pratiques socio-institutionnelles pour réaliser une transformation profonde des manières de vivre et de travailler ensemble ». Le Monde

Apprendre à cheminer dans l’incertitude, par Charles Rojzman*

« Le monde nouveau a besoin de notre recherche, de notre inventivité. Nous avons besoin de nous ouvrir à toutes les sources d’information les plus contradictoires. C’est ce que nous appelons, en Thérapie Sociale, l’intelligence collective et l’information circulante. Cette tâche peut paraître insurmontable, et même, périlleuse, car elle peut nous faire voler en éclats toutes nos certitudes. Sur ce chemin, la peur peut encore nous accompagner. De quel apprentissage avons-nous besoin pour rassurer notre âme inquiète ? (…) C’est précisément parce que beaucoup de repères ont disparu que nous devons aujourd’hui apprendre à vivre avec l’incertitude, à en tirer parti. Dans un monde troublé par le scepticisme et l’inquiétude, la recherche du sens est primordiale. Accepter de ne pas savoir, de chercher avec les autres sans être sûr du résultat, peut nous ouvrir la chance de découvrir des vérités primordiales. Ensemble, en acceptant de naviguer en suivant notre conscience, notre intuition et notre intelligence commune, nous pourrons trouver des réponses adaptées et justes. (…)

Ces apprentissages demandent des méthodologies et des outils spécifiques que nous avons expérimentés en Thérapie Sociale. Il ne suffit pas bien évidemment de créer des groupes ou des rencontres. Une psychothérapie sociale ou des pratiques qui s’en inspirent sont véritablement nécessaires pour surmonter les obstacles qui sont à la fois individuels et sociaux. (…) Il faut pouvoir compter sur le plus grand nombre.

L’avenir a besoin de tous. »

*Revue Psychologie de la Motivation, janvier-février 2004