Un travail en cellules

Pour soigner nos corps sociaux par l’intervention en Thérapie sociale TST

Lorsque j’étais journaliste social et communicant public (voir Parcours), j’ai pu constater – jusque dans ma vie personnelle – combien la société et ses « corps sociaux » pouvaient être malades de leurs divisions, de leurs séparations, dépressions et pathologies collectives, jusque dans les quartiers, les territoires, les organisations, les institutions, les familles, les couples.

L’une des principales spécificités de notre métier d’intervenant en Thérapie sociale TST est de savoir créer, à l’intérieur de cellules sécurisées, les conditions pour une transformation des blocages et des violences relationnelles et institutionnelles, permettant le rétablissement d’un dialogue conflictuel constructif dans un cadre sécurisé, nécessaire à un authentique vivre-ensemble, en refaisant société ensemble, qui est source de fraternisation et de créations collectives.

Notre premier besoin est de nous réunir avec notre diversité dans des espaces sécurisés 

camenbert facebookNous avons besoin de tous : afin de cerner au mieux la réalité des problèmes complexes auxquels nous sommes confrontés, et en explorer ensemble des solutions concrètes en intelligence collective, il est nécessaire que nous puissions nous rencontrer entre citoyens et nous confronter avec nos différences. Nous avons besoin de faire émerger une nouvelle démocratie qui permette à chacun de pouvoir faire valoir ses propres besoins et motivations dans ses transformations collectives et trouver sa place sur son territoire, dans son institution, dans la société (cf. la pensée de Charles Rojzman). 

 Pourquoi des cellules ?

Le but des Cellules de rencontre et de coopération est de réaliser, à l’intérieur d’un espace sécurisé, le travail nécessaire de thérapie sociale pour pouvoir rendre possibles nos transformations collectives de manière démocratique.

Leur fonction est de pouvoir rétablir les conditions de réels dialogues conflictuels constructifs (c’est-à-dire de coopérations en intelligence collective), chaque cellule ayant un objectif bien déterminé, à la fois ambitieux, réaliste et atteignable, rassemblant des participants issus des diverses composantes socio-culturelles d’un territoire, d’un quartier ou d’une institution : un « écosystème » de personnes, qui, une fois rétablis dans leur capacité à se confronter librement et en intelligence collective, peuvent atteindre ensemble un objectif commun en prenant en compte l’ensemble des motivations profondes, créer ensemble une réponse, un service, une solution adaptés à la complexité, sans que ce soient forcément les « acteurs sociaux » habituels.

Mes projets en cours

  • Formation-recherche sur la démocratie participative, avec les étudiants du Master Communication et Démocratie Participative de l’Université Clermont-Auvergne. Comment favoriser les conditions d’une réelle participation des publics ou des parties prenantes. Rentrées 2017 et 2018
  • Animation d’une coopérative d’habitants, pour favoriser un mode de communication qui intègre mieux chacun, et prévienne les blocages relationnels
  • Animation de cellules de dialogue et de coopération avec des parents, femmes, travailleurs sociaux, jeunes de quartiers…, projet avec l’association La Brigade des Mères et l’Institut Charles Rojzman, qui a reçu le financement de la Région Ile de France (sur un objectif de prévention de la radicalisation)
  • Projet Nous Tous Français, de rencontres en régions entre Français de tous milieux et de toutes origines, avec l’objectif d’écrire ensemble un socle de valeurs pour pouvoir reconstruire la communauté nationale
  • Formation à la coopération citoyenne et à la démocratie participative, avec l’association Empreintes Citoyennes

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *