Les Cellules populaires

Pour pouvoir ranimer nos liens tout en oeuvrant localement à ranimer la société

Dans un monde qui nous incline toujours plus à nous séparer les uns des autres, à nous déraciner de nos terres et de notre histoire, à nous détacher du peuple, à affaiblir nos solidarités, nos économies locales, nos vies sociales, culturelles et spirituelles – en un mot à nous déshumaniser -, il devient nécessaire d’oeuvrer à l’émergence d’un nouveau modèle de société qui nous permette d’inverser la spirale.

En suscitant des rencontres et des coopérations entre les habitants qui aujourd’hui ne se parlent plus (ou trop peu), les Cellules populaires visent grandement y à contribuer.

Œuvrer ensemble à la revitalisation du pays

Le but des Cellules populaires est de rendre à nouveau possibles, à l’intérieur d’espaces sécurisés de confrontations libres et démocratiques (les cellules), nos rencontres conflictuelles (re)constructives et fécondes nécessaires pour pouvoir oeuvrer tous ensemble à la revitalisation du pays.

Sécuriser et accompagner de tels chantiers de transformations collectives va dans le sens de la philosophie et de la pratique du métier d’intervenant en Thérapie sociale TST fondé par Charles Rojzman, auquel je me forme et me supervise depuis 2012 après vingt années de journalisme scientifique, social et sociétal.

 

Pourquoi créer des cellules populaires localement ?

En permettant que le « peuple » se rassemble à nouveau – c’est-à-dire les gens issus des différentes composantes sociales, générationnelles, professionnelles et/ou culturelles d’un même territoire, d’un même village, d’une même ville, d’un même quartier, d’une institution, du pays, aujourd’hui séparés -, la Cellule populaire nous permet de retrouver du pouvoir de s’atteler à résorber ensemble et démocratiquement, dans un périmètre géographique et d’objectif donné, un affaiblissement social avéré et éprouvé.

En s’engageant à réaliser un tel objectif commun de renforcement social, à la fois ambitieux, concret, réaliste et atteignable, chaque Cellule populaire devient par la même un espace de réanimation du corps social, dans lequel les habitants, en se retrouvant dans leur diversité, retrouvent leur âme – l’âme du peuple qui s’était désintégrée du fait de nos séparations -, tout en se reconnectant à ce qui finalement nous anime tous au plus profond : s’engager pour une cause « plus grande que soi ».

Autrement dit chaque Cellule populaire, à l’image du fonctionnement organique et différencié des cellules du corps humain, une fois rétablie dans ses capacités à fonctionner durablement et intelligemment par un travail de thérapie sociale, peut réaliser son objectif spécifique de revitalisation du corps social, en prenant en compte l’ensemble des besoins et des motivations de chacun et de tous – en veillant de ce fait à n’oublier personne par respect pour nos valeurs démocratiques garantes de la cohésion sociale -, en croisant les points de vue et en confrontant les expériences : pour mieux poser ensemble un problème complexe, mieux en explorer des solutions en intelligence collective, et initier des transformations concrètes et réalistes dans l’environnement direct des participants.

camenbert facebookOui, nous avons besoin de tous

« Il ne s’agit plus de décider pour les autres. Plus que jamais, l’avenir est imprévisible et il est à construire par tous », explique Charles Rojzman, dans son ouvrage Sortir de la violence par le conflit (Ed. La Découverte). En cherchant à animer des cellules de rencontres entre des gens issus de tous les milieux, qui ne se rencontrent plus, je veux contribuer à agir dans le sens de l’appel du fondateur de la Thérapie sociale pour une nouvelle « éducation à la vie démocratique » : « Aujourd’hui plus que jamais, le peuple a perdu le sentiment de sa valeur car il a l’impression que le monde de la science et de la technique ne peut être appréhendé que par des experts, explique Charles Rojzman dans un article publié le 1er mai 2017 dans le Huffpost. Où est la démocratie si le peuple n’a pas le sentiment qu’il peut lui-même participer à la réflexion sur les choix et les décisions qui touchent à l’essentiels de sa vie quotidienne ? ». Aussi, en promouvant les Cellules populaires, notamment dans les campagnes, je participe à l’émergence d’une nouvelle démocratie qui permette à chacun et au peuple de reprendre en main leur destin, leurs usages, de combattre collectivement pour ce qui leur est juste, de pouvoir « tirer la couverture à soi » face à des élites parfois déconnectées du peuple et prédatrices, de faire reconnaître les responsabilités des uns et des autres, et de (re)prendre ainsi librement son rôle et sa place sur son territoire, dans son institution, dans la société – y compris sur les terrains social et politique, dans son pays. 

Je souhaite accompagner trois chantiers prioritaires de transformations

1/La reconstruction « d’environnements fraternisateurs », dans les couples, les familles, mais aussi de lieux dans la cité qui favorisent les réconciliations entre milieux qui se haïssent ou s’ignorent, et la construction d’une nouvelle fraternité  – voir les deux articles de mon blog, pour des tiers-lieux populaires, et pour des tiers-lieux démocratiques.

2/L’émergence d’une écologie démocratique, c’est-à-dire qui soit le théâtre de nos rencontres citoyennes et populaires pour une écologie réelle dans les territoires (à échelle humaine) ainsi qu’une politique de santé plus raisonnable et humaine, et qui puisse ainsi permettre de développer nos échanges féconds de proximité – sociaux, économiques, culturels -, ainsi que les nécessaires relocalisations de nos activités pour une reprise en main de nos usages (voir mon article L’écologie sera démocratique ou ne sera pas, dans le média Tribune juive).

3/Le développement d’arts collectifs, (voir l’article de mon blog : Vive les arts collectifs)

 

Les étapes qui m’ont amené à proposer Les Cellules populaires

  • De 1990 à 2010 : Mon parcours de journaliste scientifique, social et sociétal.
  • Août 2011 : Co-coordination de la Convergence citoyenne pour la transition énergétique, et initiation de la rédaction collective de la Déclaration de Lézan.
  • 2011 : Ligue Nationale contre le Cancer (Paris). Encadrement de la co-rédaction de l’ouvrage “Accompagnateur en santé : naissance d’un nouveau métier”

  • 2012-2015 : Formation au métier d’intervenant en Thérapie sociale TST avec son fondateur Charles Rojzman.

  • 2013-2016 : premières expériences d’animation de cercles citoyens : ciné-débats, rencontre d’inventeurs, rencontre autour des jardins partagés, rencontre d’artistes musiciens, rencontre d’acteurs du développement territorial… (voir Références).
  • 2016-2020 : animation, en tant qu’intervenant en Thérapie sociale TST, de groupes d’analyse de pratiques professionnelles axés sur le rétablissement de la coopération et de l’intelligence collective, auprès de travailleurs sociaux et de soignants (voir page consacrée à cette activité professionnelle).
  • 2016 : accompagnement de la création d’un centre de co-working, tiers-lieu de partage et de coopération pour des entrepreneurs solos et isolés.
  • De 2017 à 2019 : Chargé de cours au Master Communication et Démocratie Participative de l’Université Clermont-Auvergne.
  • Fin 2018 / début 2019 : Animation, en tant qu’intervenant en Thérapie sociale TST, du séminaire d’une coopérative d’habitants à Grenoble, pour développer un mode de communication qui favorise la coopération.
  • 2018 : Projet de cellules de rencontre et de coopération avec des parents, femmes, travailleurs sociaux, jeunes de quartiers…, avec l’association La Brigade des Mères et l’Institut Charles Rojzman, qui a reçu le financement de la Région Ile de France (sur un objectif de prévention de la radicalisation).
  • 2018 : Projet Nous Tous Français, de rencontres en régions entre Français de tous milieux et de toutes origines, avec l’objectif d’écrire ensemble un socle de valeurs pour pouvoir reconstruire la communauté nationale.
  • 2021 : Création des Cercles Villageois, pour contribuer à la revitalisation de la France des campagnes (en cours)

 

 

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