Les Cellules populaires

Pour contribuer (vraiment) démocratiquement à la transformation du pays

La crise du Covid nous renvoie en pleine face la fragilité du monde actuel, colosse aux pieds d’argile.

Elle nous rappelle que les êtres humains sont tout autant capables d’engagements fraternels et solidaires forts que de gouvernance folle et de psychoses collectives.

Déjà, lorsque j’étais journaliste scientifique et société, j’avais pu éprouver – jusque dans ma vie personnelle – à quel point le pays (et ses corps sociaux) pouvait être fragilisé par ses dépressions, paranoïas et sociopathies*, avec leur cortège de symptômes de plus en plus critiques – ruptures de liens, isolements, séparations idéologiques, tentations totalitaires, égoïsmes, avidités, haines communautaristes, fanatismes, complotismes, bureaucratisations, technocratisations, destructions de l’environnement, délocalisations, addictions en tous genres, etc. – jusque dans les quartiers, les territoires, les organisations, les institutions, les familles, les couples, l’empêchant de poursuivre collectivement ses nécessaires transformations au cours du temps, et tout particulièrement sociales et écologiques.

Aussi je souhaite contribuer à l’émergence d’un élan populaire qui puisse oeuvrer collectivement et démocratiquement à répondre au besoin de renforcement du pays, en initiant et animant des cellules de rencontres et de coopération (ou cellules sociales) entre des gens de tous milieux et de tous âges, dans mon environnement de vie, avec mes compétences d’intervenant en Thérapie sociale TST, au sein d’une structure que j’appelle Les Cellules populaires. 

*Les trois « maladies sociales » décrites par le fondateur de la Thérapie sociale TST, Charles Rojzman

Une transformation populaire ? 

Les mêmes causes entraînant les mêmes effets, engager un réel renforcement du pays doit donc désormais passer par l’initiation de multiples chantiers allant dans le même sens partout sur le territoire : transformation de nos cadres, de nos environnements humains et sociaux, de notre sens commun, de nos comportements relationnels (avec nous-mêmes, avec les autres, avec la réalité), de nos confrontations et dispositifs démocratiques, de nos organisations, de nos pratiques culturelles, de nos politiques locales… et nationales.

L’objectif d’une initiative populaire allant dans le sens du renforcement de la société serait de pouvoir prendre le temps d’apprendre à transformer nos blessures relationnelles et institutionnelles – parfois subtiles – en possibilités de rencontres conflictuelles (re)constructives et fécondes nécessaires en l’occurence pour pouvoir oeuvrer tous ensemble et pas à pas à la consolidation démocratique du pays. Accompagner cette transformation est précisément le coeur de la pratique du métier d’intervenant en Thérapie sociale TST fondé par Charles Rojzman, et à laquelle je me forme depuis 2012 après vingt années de journalisme scientifique, social et sociétal.

Pourquoi créer des « cellules populaires » ?

En permettant à nouveau que « le peuple » se rencontre à nouveau, c’est-à-dire les gens issus des différentes composantes sociales, générationnelles, professionnelles et/ou culturelles d’un territoire, d’un village, d’une ville, d’un quartier, d’une institution, du pays (qui aujourd’hui ne se rencontrent plus), chaque cellule sociale pourra s’atteler à résorber démocratiquement une fragilité sociale avérée et éprouvée par chacun dans sa vie, précisé dans le cadre d’un dessein commun à la fois ambitieux, tangible, réaliste et atteignable à la mesure de la durée de vie prévue de la cellule. Autrement dit, chaque cellule, une fois rétablie dans ses capacités à coopérer véritablement par un travail de thérapie sociale, pourra réaliser son dessein en permettant que soient pris en compte les vrais besoins et motivations de chacun et de tous, en croisant les points de vue et en confrontant les expériences réelles de chacun : pour mieux poser ensemble une question complexe, explorer ensemble des solutions qui prennent en compte chacun (et qui de ce fait tâche de n’oublier personne), initier des transformations mieux en rapport avec la réalité, notamment locale, etc., sans que ce soient toujours les « acteurs sociaux » ou les « experts » habituels qui s’y collent.

camenbert facebookOui, nous avons besoin de tous

« Il ne s’agit plus de décider pour les autres. Plus que jamais, l’avenir est imprévisible et il est à construire par tous », explique Charles Rojzman, dans son ouvrage Sortir de la violence par le conflit (Ed. La Découverte). En cherchant à animer des cellules de rencontres entre des gens issus de tous les milieux, qui ne se rencontrent plus, je veux contribuer à agir dans le sens de l’appel du fondateur de la Thérapie sociale pour une nouvelle « éducation à la vie démocratique » : « Aujourd’hui plus que jamais, le peuple a perdu le sentiment de sa valeur car il a l’impression que le monde de la science et de la technique ne peut être appréhendé que par des experts, explique Charles Rojzman dans un article publié le 1er mai 2017 dans le Huffpost. Où est la démocratie si le peuple n’a pas le sentiment qu’il peut lui-même participer à la réflexion sur les choix et les décisions qui touchent à l’essentiels de sa vie quotidienne ? ». Aussi je veux participer à l’émergence d’une réelle démocratie populaire qui permette à chacun et au peuple de pouvoir combattre pour ce qui lui est juste, dans le cadre de conflits sécurisés, oser « tirer la couverture à soi », reconnaître les responsabilités de chacun, et prendre ainsi sa place et son rôle sur son territoire, dans son institution, dans la société – y compris sur les terrains social et politique. 

Je souhaite accompagner trois chantiers prioritaires de transformations

1/La reconstruction « d’environnements fraternisateurs », dans les couples, les familles, mais aussi de lieux dans la cité qui favorisent les réconciliations entre milieux qui se haïssent ou s’ignorent, et la construction d’une nouvelle fraternité  – voir les deux articles de mon blog, pour des tiers-lieux populaires, et pour des tiers-lieux démocratiques

2/L’émergence d’une écologie démocratique, c’est-à-dire qui soit le théâtre de nos rencontres citoyennes et populaires pour une écologie réelle dans les territoires (à échelle humaine), et qui puisse ainsi permettre de développer nos échanges féconds de proximité – sociaux, économiques, culturels -, ainsi que les nécessaires relocalisations de nos activités pour une reprise en main de nos usages (voir mon article L’écologie sera démocratique ou ne sera pas, dans le média Tribune juive)

3/Le développement d’arts collectifs, (voir l’article de mon blog : Vive les arts collectifs)

 

Les étapes qui m’ont amené à proposer Les Cellules Populaires

  • De 1990 à 2010 : Mon parcours de journaliste scientifique, social et sociétal
  • Août 2011 : Co-coordination de la Convergence citoyenne pour la transition énergétique, et initiation de la rédaction collective de la Déclaration de Lézan
  • 2012-2015 : Formation au métier d’intervenant en Thérapie sociale TST avec son fondateur Charles Rojzman
  • 2013-2016 : premières expériences d’animation de cercles citoyens : ciné-débats, rencontre d’inventeurs, rencontre autour des jardins partagés, rencontre d’artistes musiciens, rencontre d’acteurs du développement territorial… (voir Références)
  • 2016-2020 : animation, en tant qu’intervenant en Thérapie sociale TST, de groupes d’analyse de pratiques professionnelles axés sur le rétablissement de la coopération, auprès de travailleurs sociaux et de soignants (voir page consacrée à cette activité professionnelle)
  • 2016 : accompagnement de la création d’un centre de co-working, tiers-lieu de partage et de coopération pour des entrepreneurs solos et isolés.
  • De 2017 à 2019 : Chargé de cours au Master Communication et Démocratie Participative de l’Université Clermont-Auvergne. « Comment être un vrai communicant démocratique ? »
  • Fin 2018 / début 2019 : Animation, en tant qu’intervenant en Thérapie sociale TST, du séminaire d’une coopérative d’habitants à Grenoble, pour développer un mode de communication qui favorise la coopération
  • 2018 : Projet de cellules de rencontre et de coopération avec des parents, femmes, travailleurs sociaux, jeunes de quartiers…, avec l’association La Brigade des Mères et l’Institut Charles Rojzman, qui a reçu le financement de la Région Ile de France (sur un objectif de prévention de la radicalisation)
  • 2018 : Projet Nous Tous Français, de rencontres en régions entre Français de tous milieux et de toutes origines, avec l’objectif d’écrire ensemble un socle de valeurs pour pouvoir reconstruire la communauté nationale
  • 2019 : Découverte, en tant qu’employé-serveur, du restaurant Le Pichet 3, à Chartres, tiers-lieu de rencontres sociales et culturelles, et tissage d’un solide lien d’amitié avec sa gérante Laura Jouffrieau
  • 2019 : Rencontre avec Béatrice Cano, coach et thérapeute, avec laquelle nos échanges féconds nous ont aidé à mettre le pied à l’étrier
  • 2020 : Rencontre avec Sophie Vaupré, artiste-plasticienne, autour de projets communs de créations collective et de réinvention de tiers-lieux réellement populaires
  • Juin 2020 : premières cellules de rencontres populaires au Pichet à Chartres sur le thème : Après la crise du Covid19 : et maintenant on fait quoi ?

 

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