Cellules citoyennes

Pour soigner nos corps sociaux* par l’intervention en Thérapie sociale TST

En tant que journaliste scientifique et social et communicant public (rédacteur-en-chef adjoint de JT pour enfants sur France Télévisions, coordinateur de la Convergence citoyenne pour une transition énergétique (voir Parcours)…) j’ai pu éprouver – jusque dans ma propre vie – combien la société était malade de ses divisions, de ses séparations, de ses dépressions, de ses pathologies collectives.

En devenant intervenant en Thérapie sociale TST, j’ai acquis des compétences pour contribuer à des projets de guérison de ces maladies. Mon rôle est de participer à rétablir des forces collectives créatives, constructives et démocratiques, à l’intérieur de cellules de guérison citoyenne à même de se démultiplier, et d’être capables de combattre les forces idéologiques destructrices actuellement à l’oeuvre dans la société : replis dans l’entre-soi, tentations totalitaires, marchandisation à outrance, addictions, sociopathies, etc.

La Thérapie sociale TST, à laquelle je me suis formé avec son fondateur Charles Rojzman, vise à rétablir la coopération là où il n’y a plus que séparations, divisions et ignorances à cause des tensions et des peurs. L’une des principales spécificités de notre métier (site de l’Association européenne des intervenants en Thérapie sociale TST), c’est de savoir créer les conditions pour une transformation des blocages et des violences relationnelles, permettant l’instauration d’un dialogue conflictuel constructif nécessaire à un authentique vivre-ensemble, en refaisant société ensemble, qui est source de fraternisation et de créations collectives.

Notre premier besoin : nous réunir sur le terrain avec notre diversité dans des espaces sécurisés 

camenbert facebookNous avons besoin de tous : afin de cerner au mieux la réalité des problèmes complexes auxquels nous sommes confrontés, et en explorer ensemble des solutions concrètes en intelligence collective, il est nécessaire que nous puissions nous rencontrer entre citoyens et nous confronter avec nos différences. Nous avons besoin de faire émerger une nouvelle démocratie qui permette à chacun de pouvoir faire valoir ses propres besoins et motivations et trouver sa place sur son territoire, dans son institution, dans la société (cf. la pensée de Charles Rojzman). 

Mais comment faire, alors que les cloisonnements et la défiance n’ont jamais été aussi grands entre les citoyens ?

-> Des cellules conçues pour « nous » guérir

Le but des Cellules de rencontre et de coopération est de réaliser en leur sein le travail nécessaire de Thérapie sociale TST pour pouvoir rendre possibles nos transformations collectives de manière démocratique.

Leur fonction est de pouvoir rétablir les conditions de réels dialogues conflictuels constructifs (c’est-à-dire de coopérations en intelligence collective), chaque cellule ayant un objectif bien déterminé, à la fois ambitieux, réaliste et atteignable, rassemblant des participants issus des diverses composantes socio-culturelles du territoire, du quartier ou de l’institution : un « écosystème » de personnes, qui, une fois rétablis dans leur capacité à se confronter en intelligence collective, peuvent atteindre ensemble un objectif d’intérêt commun, sans que ce soient forcément les « acteurs sociaux » habituels.

Engageantes et responsabilisantes pour les participants, par un engagement de présence tout au long du processus, une liberté complète de parole et la confidentialité, ces cellules ont une durée définies en fonction de l’objectif à atteindre.

 

Mes projets en cours

  • Formation-recherche sur la démocratie participative, avec les étudiants du Master Communication et Démocratie Participative de l’Université Clermont-Auvergne. Comment favoriser les conditions d’une réelle participation des publics ou des parties prenantes. Rentrées 2017 et 2018
  • Animation d’une coopérative d’habitants, pour favoriser un mode de communication qui intègre mieux chacun, et prévienne les blocages relationnels
  • Animation de cellules de dialogue et de coopération avec des parents, femmes, travailleurs sociaux, jeunes de quartiers…, projet avec l’association La Brigade des Mères et l’Institut Charles Rojzman, qui a reçu le financement de la Région Ile de France (sur un objectif de prévention de la radicalisation)
  • Projet Nous Tous Français, de rencontres en régions entre Français de tous milieux et de toutes origines, avec l’objectif d’écrire ensemble un socle de valeurs pour pouvoir reconstruire la communauté nationale
  • Formation à la coopération citoyenne et à la démocratie participative, avec l’association Empreintes Citoyennes

 

*Corps sociaux : ensembles d’individus vivant dans une même « société », pouvant aller de la cellule du couple ou familiale à la communauté humaine, en passant par les collectivités, les territoires, les quartiers, les associations, les équipes professionnelles, artistiques, sportives, les entreprises, les pays, etc.

 

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