Parcours

C'est une alchimie humaine un peu mystérieuse qui fait qu'un projet germe dans un collectif et qu'il devient partagé. Mon but est de créer les conditions pour que cette alchimie survienne.
J’ai souvent cherché à percer les brouillards de mes certitudes, à multiplier les points de vue pour mieux faire apparaître la réalité. N’est-ce pas une quête sans fin ?  « La vérité, c’est de chercher toujours la vérité » (Romain Rolland). Photo Samir Tounsi.

 

Est-ce un hasard si mes premiers souvenirs d’enfance, à l’âge de 3 ans, sont les premiers pas de l’Homme sur la Lune, mes parents m’ayant réveillé en cette nuit de juillet 1969 pour que j’y assiste avec eux en direct à la télé ? Je découvre alors combien les êtres humains peuvent faire ensemble des choses extraordinaires, en même temps que je suis fasciné par ces hommes qu’on expulse de l’enveloppe terrestre.

Je suis issu de la culture paysanne, familiale, solidaire et chrétienne de l’ouest de la France, secouée par l’avènement du « monde moderne ». Après avoir rêvé de m’échapper dans l’espace, comme mon héros Tintin, je deviens journaliste scientifique. A la suite d’un cursus universitaire en Information et Communication Scientifique et Technique à Paris 7, je suis notamment reporter pour l’émission E=M6, rédacteur pour la Cité des sciences et de l’Industrie et le Muséum national d’Histoire naturelle, journaliste d’entreprise (EDF, GDF, Suez Environnement…), responsable de programmes télés éducatifs (rédacteur en chef d’Atomes Crochus sur Canal J, rédacteur en chef-adjoint d’A Toi l’actua sur France 3).

Parallèlement, la psychanalyse et la sociologie m’éclairent le long de mon parcours de vie, qui n’est pas toujours un long fleuve tranquille ! Tout particulièrement sensible aux ruptures et à l’abandon, je rejoue souvent cette histoire, faite de fuites, de rejets et d’isolements. Alors je commence à chercher à mieux comprendre ces peurs archaïques qui me manipulent dans mes relations, pour mieux m’en décoller.

De plus en plus attiré par ces questions du bien vivre et de l’écologie, en tant qu’art d’habiter le monde et soi-même, je deviens collaborateur régulier de journaux de prévention santé, d’environnement, de la rubrique « psychologie au travail » de Courrier Cadres, etc. Puis je deviens chef de projet et consultant en communication publique pour des projets de développement durable des territoires (Schéma de cohérence territoriale de l’Ouest des Alpes Maritimes, tramway de l’Agglomération de Dijon, etc.).

De plus en plus habité par la question du « faire ensemble », dont je ressens intensément et intuitivement le déficit dans notre société en mutation, je suis amené, en 2011, à coordonner des projets qui finissent de me convaincre de la nécessité de réhabiliter nos intelligence et créativité collectives :

un livret sur le métier d’accompagnateur en santé, que j’ai réalisé en proposant une démarche d’écriture participative, qui permet aujourd’hui de mieux fédérer autour de cette profession innovante d’écoute active et coopérative des malades.

– la « Convergence citoyenne pour une transition énergétique », à Lézan dans le Gard, où j’ai initié à cette occasion la rédaction collective de la Déclaration de Lézan, qui rassemble aujourd’hui des citoyens autour de propositions écologiques et démocratiquement engagées.

Je découvre l’existence de la Thérapie Sociale en septembre 2012, et m’engage dès lors dans un apprentissage au long cours dans un groupe animé par Charles Rojzman, son inventeur. Cette nouvelle discipline est une réponse à nos difficultés à continuer à faire société dans un monde en crises, en contribuant à nous permettre de franchir nos obstacles à nous faire confiance, à être en lien, à coopérer et nous transformer personnellement et collectivement.

Pour une compréhension plus personnelle de mon parcours et de mon engagement dans la Thérapie Sociale, l’article de mon blog : D’où me vient cette aspiration à contribuer à réparer le monde ?