Chroniques pour faire société ensemble

D’un 7 octobre à l’autre : ode à nos résurrections

7 octobre 2026.
Dans la tristesse du souvenir d’un des massacres les plus barbares du vingt-et-unième siècle, le temps n’est plus aux constats froids. Il est au réveil de la sève.
Regardez nos pays : sous la chape de plomb des angoisses modernes, sous le vernis craquelé des pouvoirs qui ont coupé leurs propres racines, une rumeur monte. Ce n’est pas le murmure d’une colère stérile, c’est le bruit sourd de la terre qui tremble avant le printemps. C’est l’avènement d’un grand projet de retrouvailles nationales, une idée organique née du ventre même des peuples : la Société En-souveraine.
Ce projet que j’ai dessiné dans Ressusciter Le Peuple, Manifeste pour une Société En-souveraine (Ed. Ovadia, 2025) offre une réponse directe à l’effondrement contemporain.

1/ Le Diagnostic et le Souffle : Un complément vital
Dans son œuvre Resurrection, publiée aujourd’hui, trois ans jour pour jour après le basculement civilisationnel du 7 octobre 2023 en Israël, Philippe de Villiers ouvre le livre des vérités qui blessent, dissèque l’effondrement de nos institutions et sonne le tocsin pour arracher l’âme de la France au néant. Il crie la nécessité absolue de la renaissance face à une société désincarnée.
Mais après le cri, il faut le geste. Après la prise de conscience, il faut l’incarnation. Le projet de la Société En-souveraine s’inscrit comme le complément charnel, pratique et indispensable de Résurrection. Si Villiers dresse l’état des lieux des profanations nationales, je propose la clé de la guérison par la base. C’est le passage de la lucidité politique à la reconstruction humaine, de l’anatomie d’une société blessée à la résurrection des peuples.
2/ Les Fondations Organiques de la Société En-souveraine
La souveraineté n’est pas un concept juridique abstrait octroyé par décrets. C’est une force qui s’enracine dans l’intimité même de nos vies. Mon Manifeste, achevé d’écrire le 7 octobre 2024, démontre que notre « dé-souveraineté collective » découle de nos dé-souverainetés intimes, de nos blessures et de nos masques sociaux.
Pour reconstruire l’Occident, il faut rebâtir l’homme :
    • Fruit des travaux de Charles Rojzman, la Thérapie sociale est l’art de nos retrouvailles. Il ne s’agit plus de décider pour les autres ou d’épouser des idéologies factices au service des marchands d’illusions. La Thérapie sociale nous encourage à regarder nos monstres en face, à traverser ensemble nos peurs et nos préjugés, à combattre nos haines pour pouvoir libérer notre génie d’humanité.
    • Tomber le « Faux-Self ». La modernité nous a condamnés aux faux-semblants et aux postures stériles. Être en-souverain, c’est apprendre à traverser le miroir, à assumer notre vulnérabilité et à retrouver une parole authentique et féconde, partagée les yeux dans les yeux.
    • Réconcilier l’être humain avec sa propre nature et la terre de ses ancêtres. À l’inverse de la frénésie moderne et de la fuite technologique, la Société En-souveraine prône le réenracinement local : jardins partagés, co-créations et co-cultures, habitats solidaires, retour au bon sens paysan et artisanal, à la décence commune des gens (extra)ordinaires…

3/ Les Outils des peuples : Cellules de voisinage et Arts collectifs
La reconstruction ne viendra pas des sommets d’un État lointain, mais d’outils organiques et démocratiques déployés à l’échelle du quotidien.
    • Les Cellules de Voisinage : C’est le programme national central. Briser l’isolement des smartphones qui nous connectent au bout du monde mais nous séparent de notre palier. Comme l’École fut nécessairement obligatoire, les Cellules de voisinage réuniront obligatoirement tous les habitants des hameaux, des quartiers, des villages ou des immeubles pour pouvoir recréer du sens commun, réintégrer tous les laissés-pour-compte et faire de la fraternité une pratique concrète.
    • Les Arts Collectifs : Dans le chant, le théâtre, l’écriture, la peinture, l’architecture, etc., l’art ne sera plus un produit de consommation pour élites, mais un outil démocratique de transformation sociale. Créer tous ensemble, à quatre mains, à sept voix, à dix cœurs, pour pouvoir surmonter les replis sur soi et inventer de nouveaux imaginaires communs.
    • La Présence Guérisseuse : Substituer la présence humaine, aimante et souveraine à la démesure des machines. C’est le remède de la confiance, du soin partagé au sein de la communauté.

4/ L’Heure du Choix : Des Peuples Divisés aux Peuples Ressuscités
Les peuples sont projetés d’une crise à l’autre, sidérés par les attentats, les massacres, les pandémies, les inflations et les dissolutions. Écartés, divisés et déracinés par leurs élites devenues folles, ils s’éteignent.
La Société En-souveraine n’est pas une énième promesse électorale, c’est une sécession spirituelle et matérielle pacifique. C’est le choix d’agir ici et maintenant tous ensemble. En s’appuyant sur l’alerte sacrée de Resurrection, mon manifeste prouve que l’avenir n’est pas écrit par les algorithmes de la production de masse, mais qu’il reste à construire par nous tous.
Nous ne quémandons plus une autorisation d’exister. Nous actons notre présence. Nous reprenons les clés de la maison. L’Occident ne va pas seulement ressusciter par le haut, il va se retrouver par le bas, vibrant, uni et souverain.
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