Chroniques pour faire société ensemble

Inventons ensemble, au Salon des Inventeurs d’Auvergne

Atelier Issoire oct 2014
Photo La Montagne

Fairensemble a été un partenaire heureux du 8ème Salon des Inventeurs et Créateurs d’Auvergne, à Issoire du 3 au 5 octobre 2014 !

 « Inventer ensemble » : telle a été notre belle trouvaille avec les Mestre, la famille organisatrice du Salon, justifiant ainsi pleinement mon intervention.
Hervé Mestre, le père, dirige avec sa fille Cécile une PME de mécanique aéronautique et automobile à Issoire. A un âge où ses confrères sont depuis longtemps à la retraite, cet homme à la touchante émotivité n’a pas perdu de son audace légendaire, laquelle lui permit jadis, entre autres défis fous, de battre le record du monde de vitesse en ULM, avec un petit appareil de son invention. J’ai eu l’honneur qu’ils me fassent confiance, alors que nous nous connaissions à peine, et que mon activité n’en est qu’à sa phase de décollage (sans doute était-ce précisément cela qui les intéressait : le décollage !).
Une belle promotion
Voici notamment ce qu’on pouvait lire dans le programme du Salon, qui a été largement repris par la presse locale et régionale :

« Ancien journaliste scientifique à E=M6, communicant pour de grandes entreprises internationales ou des collectivités, Yves Lusson s’est récemment installé en Auvergne pour développer son nouveau concept « Fairensemble ». Sa méthode consiste à faire s’exprimer notre créativité collective en installant un cadre de confiance à nos confrontations. Yves nous en explique les principes et les bénéfices. Une autre façon de doper votre créativité et vos projets. Cette méthode innovante s’adresse à nous tous, pour peu que nous nous fixions un objectif commun. De nos confrontations naît notre créativité. A découvrir absolument. »

Puis, dans un mail envoyé aux partenaires, ces quelques lignes :
« Nous vous invitons vendredi soir à la conférence Inventer ensemble, afin d’échanger – avec Yves Lusson, journaliste scientifique et communicant, consultant et fondateur de Fairensemble -, sur comment il est possible de favoriser les conditions d’une inventivité collective. Le lendemain, samedi matin, l’atelier Inventons ensemble sera l’occasion d’expérimenter les pouvoirs créatifs d’un groupe. Inventer ensemble ne s’apprend pas : c’est un potentiel humain qui est en chacun de nous. Aussi devons-nous regarder ce qui nous en empêche, dans un cadre sécurisant et de confiance (selon la Thérapie Sociale). Nous tenterons alors d’inventer quelque chose ensemble, en fonction des forces en présence. »
Dix personnes invitées à créer ensemble
Une dizaine de personnes participèrent à l’atelier du samedi matin : inventeurs, artistes, créateurs d’entreprises, salariés, retraités…
– Chacun fut d’abord invité à se présenter :
– à dire ce qu’il faisait dans la vie
– à exprimer une bonne raison d’être ici selon lui
– à exprimer un sentiment de crainte d’être venu, le-dit sentiment cachant en réalité un besoin profond et non exprimé – et parfois inconscient.
Deux groupes en créativité collective
Après avoir ainsi passé une forme de « contrat oral », prenant en compte les besoins respectifs de chacun, deux sous-groupes furent formés. Dans chacun d’eux, la proposition était de chercher un projet à réaliser ensemble, en fonction des aspirations et des compétences en présence. Là aussi, j’invitai chacun à exprimer ses sentiments de méfiances ou de craintes susceptibles d’apparaître au fur et à mesure des échanges (Thérapie Sociale). C’est précisément en apportant un cadre qui facilite l’expression de ces sentiments (qu’hélas on s’autorise de moins en moins souvent à exprimer dans la vie) que chacun peut faire valoir ses points de vue, ses expériences, ses valeurs, sa vision du monde, de façon authentique et sincère, dans une confrontation des uns aux autres.
Dans l’un des groupes, le débat se concentra sur la façon de travailler ensemble, en se donnant confiance les uns les autres.
Dans l’autre groupe, en sortit une belle idée concrète au bénéfice des territoires, qui fut ensuite partagée en grand groupe. Elle consistait à créer ensemble un dispositif de « zone franche » dans les quartiers historiques des villes, qui regrouperaient des artisans, des créateurs, des artistes, etc. Ceux-ci seraient invités à coopérer, à réaliser des actions communes de promotion du quartier, qui amélioreraient ainsi l’attractivité touristique et commerciale de la ville tout entière.
Des discussions animées s’engagèrent sur une façon de travailler ensemble sur un tel projet, de s’organiser différemment de la façon habituellement « hiérarchisée », histoire de libérer la dynamique collective, et la joie de travailler ensemble.
Bref, en seulement deux heures, le groupe parvint à inventer un début de projet, dans un état de « créativité collective » respectueuse de chacun, conviviale, où chacun prit la liberté d’exprimer ce qu’il avait sur le coeur. Tous en furent ravis et revigorés.
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